Syrie - Prudence à l'ONU après l'acceptation par Damas du plan de Kofi Annan

27 Mars 2012 - 16:24


Les pays occidentaux du Conseil de sécurité de l'ONU ont accueilli mardi avec prudence l'annonce faite par le régime syrien qu'il avait accepté le plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan.

"Cela pourrait être le premier pas dans la bonne direction, mais il faut évidemment rester prudent. La Syrie a déjà eu par le passé des problèmes de crédibilité", a déclaré à des journalistes l'ambassadeur allemand à l'ONU Peter Wittig.

Dans une déclaration adoptée la semaine dernière, le Conseil de sécurité avait appelé Damas à mettre fin aux violences et à l'utilisation d'armes lourdes. "Nous n'avons pas encore vu cela sur le terrain", a poursuivi M. Wittig, soulignant que les mesures que les Syriens prendraient désormais constitueraient "un test décisif" sur leurs intentions.

"C'est en goûtant que l'on sait si c'est bon", a de son côté réagi ironiquement Gérard Araud, l'ambassadeur français à l'ONU, suggérant ainsi qu'il attendait désormais de voir ce qu'allaient faire concrètement les Syriens.

Tout en assurant ne pas être "sceptique", l'ambassadeur marocain Mohammed Loulichki, représentant arabe au Conseil de sécurité, a déclaré à des journalistes rester prudent lui aussi.

"Je m'en tiens à ce que dit M. Annan. Il a reçu une réponse positive, j'espère qu'il s'agit là du début d'une nouvelle dynamique qui apportera de bonnes nouvelles au Conseil de sécurité", a ajouté M. Loulichki.

Quelques heures après que Kofi Annan, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, a annoncé que Bachar al-Assad acceptait son plan de sortie de crise en six points, Robert Serry, un envoyé spécial de l'ONU pour la paix au Moyen-Orient, évoquait devant le Conseil de sécurité un nouveau bilan de "plus de 9.000" morts depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad.

"Sur le terrain, les violences continuent", a expliqué Robert Serry.

De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une ONG, évoque désormais 9.734 personnes tuées, dont 7.056 civils et 2.678 soldats des troupes du régime.

© Agence France-Presse 



 

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