Tunisie - Le statut de la femme sera inscrit dans une loi fondamentale (Ennahda)
06 Décembre 2011 - 17:32
"Nous voulons que le Code du statut personnel soit inscrit dans une loi fondamentale afin que personne ne puisse remettre en cause cet acquis fondamental par un vote à la majorité simple", a déclaré M. Bhiri en séance plénière.
L'annulation d'une loi fondamentale requiert une majorité qualifiée des deux tiers, contre la majorité absolue (50+1) pour une loi ordinaire, selon le projet d'organisation des pouvoirs publics examiné par les députés tunisiens.
Le responsable d'Ennahda a également annoncé l'accord de son parti pour que toute motion de censure contre le futur gouvernement soit votée à la majorité absolue, et non à la majorité qualifiée comme prévu initialement.
Ce point avait suscité l'ire de l'opposition qui craignait que le futur gouvernement dirigé par un islamiste soit de facto indéboulonnable en raison du rapport de force à l'Assemblée, où Ennahda dispose de 89 sièges sur 217.
Enfin, M. Bhiri a affirmé que son parti était en faveur de la pérennisation de la commission électorale indépendante ISIE, qui a organisé le scrutin du 23 octobre.
Ces annonces, qualifiées de "grandes concessions" par des responsables islamistes, visent à faciliter l'adoption du projet de "mini constitution" par les députés. Le texte, qui organise les pouvoirs publics pendant la période de transition, est un préalable essentiel avant l'élection d'un président de la République et la formation d'un nouveau gouvernement.
© AFP
Commentez cet article
Agenda
Matières premières
Cours des matières premières fournis par Forexpros.fr - Le portail web de trading Forex
Convertisseur de monnaie
| Convertisseur de devises fourni par Forexpros |
L'Entretien
Nos chroniques
Question de la semaine
Initiative pour l’Afrique
Les peuples africains sont profondément attachés à la culture de la paix et de la tolérance. Pourtant, leur continent est miné de conflits et de guerres fratricides. Comment construire durablement la paix en Afrique ? Pourquoi l’Afrique devrait-elle recourir à ses propres mécanismes traditionnels pour régler ses conflits? Roland Dagher, l'auteur de "Devoir de réconciliation", nous livre quelques pistes de réflexion. Lire l'audio
Et aussi :
Dossiers
Article les + lus
Le politique de la semaine
Commentaires











