Tunisie - La crise politique après l'extradition de Mahmoudi est terminée (président)
06 Juillet 2012 - 16:08
"Après les excuses présentées par quatre ministres du gouvernement, dans l'intérêt de la stabilité du pays, nous considérons que nous avons dépassé cette crise", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours à la télévision attendu depuis plusieurs jours.
"Tous les partenaires (de la coalition au pouvoir) ont souligné que leur choix stratégique était de s'en tenir à l'alliance, la réconciliation et la démocratie", a-t-il encore dit.
La décision fin juin d'extrader al-Mahmoudi, prise contre l'avis de la présidence par le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, avait déclenché une crise au sommet de l'Etat.
Selon des analystes, cet acte témoignait de la faiblesse de M. Marzouki, issu du Congrès pour la république (CPR), un parti de centre gauche, face à son allié du mouvement islamiste Ennahda.
Le chef de l'Etat a néanmoins une nouvelle fois jugé que l'extradition de l'ancien responsable libyen allait à l'encontre de la législation tunisienne et était en infraction avec les droits de l'homme.
Moncef Marzouki a dès lors jugé que les trois partenaires de la coalition au pouvoir (CPR, Ennahda et Ettakatol, centre gauche) devaient revenir au principe du "consensus" dans les décisions des autorités.
"Il faut tirer profit (de cette situation) afin d'éviter de nouveaux chocs", a-t-il déclaré, avant de chercher à rassurer ses concitoyens en soulignant que ce genre de crises était normal en démocratie.
Enfin, le président a répété l'engagement des autorités à achever la rédaction de la Constitution en octobre et la tenue d'élections en mars 2013.
© AFP
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