Nigeria - Libération de quatre journalistes arrêtés mardi
afreeknews.com avec l'Afp 13 Octobre 2011 - 14:49
La police au Nigeria a remis en liberté quatre journalistes interpellés en début de semaine après un article impliquant l'ex-président Olusegun Obasanjo, tandis qu'un cinquième devrait être mis en examen, ont annoncé jeudi des sources concordantes.
"Quatre des cinq journalistes ont été relâchés à Abuja et Lagos mercredi soir, le dernier devrait être inculpé pour contrefaçon jeudi à Abuja", a indiqué à l'AFP le rédacteur en chef du journal incriminé The Nation, Victor Ifijeh.
Il s'agit de l'auteur de l'article en question, Yusuf Alli, a-t-il précisé.
Les cinq journalistes et deux autres employés du quotidien privé, également relâchés, avaient été appréhendés mardi à Lagos, la capitale économique, et Abuja, la capitale fédérale, suite à la publication le 4 octobre d'un article affirmant que M. Obasanjo avait envoyé une lettre "secrète" au président Goodluck Jonathan.
Olusegun Obasanjo demeure une personnalité politique très influente au Nigeria. Dans la missive, publiée le lendemain par The Nation, il demandait à M. Jonathan de remplacer des personnes travaillant dans différentes agences gouvernementales par des individus de son choix.
M. Obasanjo, président de 1999 à 2007, avait nié être l'auteur d'un tel courrier et déposé une plainte, affirmant que sa signature avait été falsifiée.
The Nation, un quotidien réputé proche de l'opposition, maintient que son histoire est véridique.
Le police a confirmé jeudi dans un communiqué que six des personnes arrêtées avaient été relâchées tandis que la septième restait détenue, sans fournir plus d'explications sur l'affaire.
Dapo Olufade, l'un des journalistes relâchés, a indiqué à l'AFP que les personnes libérées à Lagos devaient se présenter à nouveau à la police jeudi, pour une raison qui ne semblait pas claire. Il ne savait pas s'il en était de même pour ceux libérés à Abuja.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis, a condamné ces arrestations qui "jettent une ombre sur les progrès récemment enregistrés par le pays en matière de soutien à la liberté de la presse", selon un communiqué.
Notant que la contrefaçon était un délit relevant du droit civil, Mohamed Keita, un responsable du CPJ, a estimé qu'il n'y avait "aucune raison pour que l'ex-président exerce une telle pression sur la police pour intimider et faire taire les journalistes".
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